Soins palliatifs

AIDE SOCIALE 3EME AGE SOCIAL AID FOR ELDERLY PERSON

Comment aujourd’hui, dans notre société, oser parler de la mort ? Combien de personnes gravement malades, trop âgées, épuisées par leur existence préfèrent, plutôt que d’être un poids, un fardeau pour leurs proches, accélérer le temps qu’il leur reste à vivre pour mourir ? Le film que Géraud Burin des Roziers nous propose, prétend montrer tout le contraire. Chacun est utile en son heure et ces derniers moments de l’existence sont un trésor à partager. Des pépites d’éternité pour celui qui part, comme pour ceux qui restent. Alors comment mourir vivant ? Ce film est un hymne à la vie. Il y est question d’amour, de reconnaissance, de partage, d’accomplissement. Alors qu’il sait qu’il va mourir dans les heures qui suivent, Tanguy, 13 ans, confie à son père « Papa, il n’y a pas deux vies: une sur terre et une au ciel. Il n’y en qu’une. C’est la même. La mort, c’est juste une marche. » UNE COPRODUCTION KTO/ LIGNE DE FRONT 2016 – Documentaire du 10/10/2016.

Euthanasie : Déclaration des évêques de Belgique

Les soins palliatifs, un défi de civilisation

1 mars 2018 par Vatican News

photoLes-soins-palliatifs

« Les soins palliatifs: partout et pour tous »: c’est le titre d’une conférence internationale, organisée par l’Académie pontificale pour la Vie durant deux jours, dans les locaux de l’université Augustinianum, à deux pas du Vatican. 

«Les soins palliatifs sont une forme privilégiée et désintéressée de charité chrétienne au moment ultime de la vie et en aucun cas ne doivent être confondues avec l’euthanasie» : c’est en ces termes que Mgr Vincenzo Paglia, président de l’Académie pontificale pour la Vie, a présenté la conférence internationale qui se tient à Rome. Cette rencontre scientifique réunit 400 spécialistes venus de 38 pays différents et s’inscrit dans le projet global de l’Académie de diffuser une culture de l’attention au malade en fin de vie afin que personne ne meure seul.

Les soins palliatifs ne sont pas qu’une question strictement médicale. L’aspect humain et spirituel, la dimension globale du patient en somme, est essentiel.

Le pape encourage le développement des soins palliatifs

A l’occasion de cette conférence, le pape François a encouragé l’utilisation des soins palliatifs. Il rappelle que la vocation la plus profonde de la médecine consiste dans le fait de «toujours soigner», même s’il n’est pas toujours possible de guérir. Ce message évoque le sens de la «limite» qui s’expérimente dans les moments de fin de vie. Ces moments suscitent parfois de la rébellion et de l’angoisse, et la société d’aujourd’hui évite donc souvent de s’y confronter. Les soins palliatifs, au contraire, montrent que la limite, si elle est acceptée, peut devenir«non plus un lieu de séparation et de solitude», mais une occasion de rencontre. La mort elle-même est introduite dans un horizon symbolique, dans lequel elle peut ressortir non pas tant comme le terme contre lequel la vie succombe, mais comme l’accomplissement d’une existence «gratuitement reçue et partagée avec amour».

La thérapie de la douleur

Parmi les thèmes centraux de la lettre, François revient sur la question de la «thérapie de la douleur». Il rappelle que Pie XII avait déjà clairement légitimé «l’administration d’analgésiques pour alléger des douleurs insupportables qu’il ne serait pas possible de traiter autrement, même si, dans la phase de mort imminente, ils seraient la cause d’un raccourcissement de la vie».

Même si aujourd’hui le raccourcissement de la vie n’est plus un effet collatéral fréquent, François souligne que «la même interrogation se repose avec des médicaments nouveaux, qui agissent sur l’état de conscience et rendent possibles diverses formes de sédation». La lettre explique que «le critère éthique ne change pas, mais l’emploi de ces procédures requiert toujours un discernement attentif et beaucoup de prudence». Avec la sédation, «surtout quand elle est prolongée et profonde», on annule en effet la dimension relationnelle et la communication, «cruciale dans l’accompagnement des soins palliatifs». La sédation profonde «demeure toujours au moins en partie insatisfaisante, et doit donc être considérée comme un remède extrême».

La lettre papale exhorte donc à continuer la réflexion sur les soins palliatifs et à en diffuser la pratique pour faciliter l’accès. Un objectif dans lequel les croyants peuvent trouver des compagnons de route parmi les nombreuses personnes de bonne volonté. Dans cette perspective, la présence à la convention de représentants de différentes religions et de différentes cultures est importante. Il faut jeter un pont entre le soin reçu depuis le début de la vie, qui lui permet de se déployer, et le soin à prêter aux autres d’une façon responsable, dans la succession des générations. Les soins palliatifs montrent donc leur valeur pour l’entière coexistence humaine.

 

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